PSW.verne hetzel - Bibliothèque Blanche Hetzel
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        Petite Bibliothèque Blanche Hetzel édition


  Collection Petite Bibliothèque Blanche
 
Un peu d’histoire...
En 1878, face à la concurrence des autres éditeurs et en particulier des éditions de Louis Hachette, Hetzel décida du lancement d’une nouvelle collection : Petite Bibliothèque Blanche. Le but de cette collection fut de proposer des ouvrages de qualité (un bon texte, une belle reliure), misant ainsi sur le fait que les lecteurs préféreront ces livres excellents « aux livres plat et sans mérites que leur bon marché seul fait accepter » (dixit Hetzel lorsqu’il présenta cette nouvelle collection dans  le Magasin d’éducation du 15 décembre1878). La petite bibliothèque blanche se présentait sous deux formes : broché à 2F et cartonné  à 3F.

Dans ce marché concurrentiel, où Hachette vendait ses brochés 2F et ses cartonnés 3F, Hetzel se devait  d’abaisser son coût de production tout en gardant la qualité intrinsèque de ces ouvrages. Pour ce faire, Hetzel s’appuya sur deux ressorts : le premier fut de trouver des œuvres dont le coût avaient déjà été complètement amorti ou presque. Les vingt titres parus 36 ans plus tôt dans la collection « Nouveau Magasin des Enfants » au même format fut pour lui une aubaine car les œuvres étant en toute propriété, les illustrations étaient soit tombées dans le domaine publique soit étaient eux aussi en pleine propriété; la taille des ouvrages étant identique, il n’y avait pas à refaire les gravures (budget important dans la création d’un livre). Ce réservoir de titres lui permit d’étoffer très vite son catalogue. Entre 1878 et 1881 sur les 24 livres publiés, onze volumes proviendront du catalogue des Nouveaux Magasins.

Pour abaisser encore son coût de production, Hetzel eut l’idée de revendre les droits de traduction de ses ouvrages. Pour ce faire, il fit appel à Charles Bouret avec qui il avait déjà travaillé en 1873 pour la traduction de l’Histoire du Ciel de Camille Flammarion.
La vente des droits pour l’étranger était plus synonyme dans la plupart des cas à une vente des illustrations et à un droit d’adaptation de l’œuvre qu'à une traduction littéraire (voir les premières adaptations de Jules Verne en anglais). Or, cette fois-ci Hetzel propose à Charles Bouret ce que l’on nommerait de nos jours un « package » : un droit de traduction, avec les clichés des illustrations et surtout le droit de travailler avec le relieur Lenègre, et par voie de conséquence d’employer le même cartonnage que l’édition française. Avec ce procédé Hetzel était doublement gagnant : d’une part en augmentant le nombre de reliures identiques et vignettes centrales, il en abaissait leurs prix de revient ; de plus, la diffusion à l’étranger de ces reliures identiques aux siennes lui conférait une plus grande notoriété.
Malgré tous ses efforts, cette collection ne fut pas un vrai succès commercial, les tirages passèrent de 6.000 à une moyenne de 2.000 au bout de dix ans.  Le fils Hetzel fut obligé de baisser le prix des livres dix ans après pour relancer les ventes.

Ce qui fut vrai pour Hetzel le fut probablement aussi pour son partenaire, Charles Bouret, qui mit fin à ce contrat au bout de cinq années en 1884. Durant cette période Hetzel publia trente ouvrages ; Charles  Bouret racheta les droits pour une vingtaine de titres, qu’il publia dans la reliure du premier type de la bibliothèque blanche. Par la suite, sa veuve rééditera quelques titres ayant rencontrés le succès (Verne, Dumas, Baud) mais cette fois-ci, dans le cartonnage de série typique de la collection Veuve Bouret, on trouve la mention « second ediccion » sur la page de titre de ses rééditions.

Dans les années 1980, les éditions Montena réimprimeront : « La Bouillie de la comtesse Berthe » dans une reliure identique à la bibliothèque blanche au médaillon ovale.




 
                  Petite Bibliothèque Blanche  en Vente

                   Publication entre  1878 et 1909